Le département du Gard, caractérisé par un climat méditerranéen, est régulièrement soumis à des épisodes cévenols qui se traduisent par de fortes précipitations susceptibles de provoquer d’importantes crues.
Parmi les événements récents, la crue exceptionnelle de septembre 2020 a notamment affecté plusieurs bassins versants du département. Ces crues ont entraîné des modifications morphologiques significatives des cours d’eau, impactant également les populations piscicoles.
Plus récemment, en décembre 2025, un épisode de crue d’une intensité moindre a néanmoins touché plusieurs cours d’eau du département. Malgré son caractère moins exceptionnel, cet événement a pu avoir des conséquences sur les populations de poissons présentes dans les milieux concernés, et notamment sur les populations de truite qui étaient en pleine période de reproduction.
Dans ce contexte, la Fédération de pêche du Gard s’est interrogée sur les effets de cet épisode de crue sur la reproduction des truites de rivière.
L’impact sur les truites fario dans les bassins touchés par les crues
La truite de rivière a sa période de reproduction en hiver, qui peut s’étendre d’octobre à janvier selon les conditions du milieu (température, débit, …). La crue survenue en décembre 2025 s’est donc produite durant cette période sensible pour l’espèce. Elle a ainsi pu affecter les œufs enfouis dans les sédiments ainsi que les jeunes larves, dont la mobilité reste limitée à ce stade de développement.
Afin de tenir compte de cette situation, la réglementation relative à la pêche en première catégorie a été ajustée pour l’année 2026. Le nombre de truites pouvant être prélevées a été ainsi limité à 2 individus/jour/pêcheur, sur les secteurs de la Dourbie, le Haut Hérault, l’Arre et la Vis aval.
Sur d’autres secteurs comme sur le Gardon Saint Jean à Saint-André-de-Valborgne, la réglementation n’a pas été modifiée (sous volonté de l’AAPPMA).
Afin de suivre l’évolution des populations piscicoles, et notamment des truites fario des pêches d’inventaire sont réalisées. Elles permettent de recenser les espèces présentes sur un linéaire donné et d’estimer leur densité leur biomasse et de vérifier la bonne structure des populations.
En résume
Bien que les crues hivernales de 2025 et 2026 soient intervenues en pleine période de reproduction des truites, elles ne semblent pas avoir « détruit » complètement la saison de reproduction. En effet, la tendance sur les 3 stations étudiées de 3 bassins différents est que la densité en individu 0+ est plus faible mais pas absente.
Outre le caractère non exceptionnel des crues enregistrées, les populations de truite connaissent de fortes variations interannuelles, selon les conditions du milieu et la capacité d’accueil, et semblent se maintenir avec ces variations là.




Sur ce secteur (sans modification de la réglementation), la crue de décembre correspond à une 

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