L’objectif de cet article consiste à vous présenter dans le mois au cours de notre newsletter, un pêcheur local et sa technique de pêche favorite en mettant en focus un poisson.
« Le silure », selon François Robin

Je me présente François ROBIN, je pêche depuis tout petit, et c’est à l’âge de 18 ans que je commence à me passionner pour la pêche du silure, qui, aujourd’hui reste ma pêche favorite, même si j’adore aussi pêcher le sandre.
C’est à Metz en Moselle que je commence à pêcher le silure. En 2004, je fais un stage de pêche avec Jean-Claude Tanzili en Camargue. C’est pendant ces trois jours que je ferai mon premier poisson de plus d’un mètre sur le petit Rhône et à partir de là, je tombe amoureux de la Camargue.
Entre 2004 et 2009, je reviendrai donc plusieurs fois pêcher en Camargue, avec Jean-Claude. Mais en 2010, je décide de déménager dans la région pour pouvoir vivre ma passion de la pêche du silure au maximum. Après quelques années, je finis par me spécialiser dans la pêche aux pellets, car la pêche en verticale devient de plus en plus compliquée dans le secteur. Et un peu plus tard dans la pêche en float tube.
Ma technique : la pêche aux pellets
La pêche aux pellets ressemble un peu à la pêche de la carpe aux bouillettes, avec des montages plus adaptés car les poissons sont beaucoup plus gros.
Pour cette technique, l‘amorçage reste primordial. Il faut réaliser un amorçage régulier et assez précis, pour pouvoir garder les poissons sur le poste. C’est ce qui augmentera vos chances de réussite.
Pour la pêche aux pellets, j’utilise :
- des cannes spécialement conçus pour la pêche aux pellets, entre 2.90m et 3.20 m.
- les moulinets taille 8500. ( ex : dominion 85000 Madcat )
- la tresse backbone PE X8 40/100.
Pour poser mes cannes, j’utilise un trépied équipé de détecteurs, comme pour la pêche de la carpe.
Cela reste une pêche très intéressante et très compliquée en même temps, car souvent les poissons restent sur le poste. On peut les voir au sondeur, mais ils ne mordent pas pour autant. Le poisson mord à des moments très précis de la journée. En fait, il faut que le poisson rentre en activité alimentaire pour commencer à avoir des touches.
Un autre facteur déterminant sur le Rhône, sont les lâchers de barrage et les différences de niveau d’eau. En général, quand il y a un mouvement d’eau, les poissons rentrent en activité.
La pêche aux pellets est vraiment une alternative pour avoir des résultats réguliers, depuis que la pêche en verticale est devenue, à mon sens, beaucoup plus compliquée à cause de la pêche professionnelle et de la disparition de milliers de poissons sur le Rhône.
Ma vision sur le Rhône
Malheureusement, depuis plus de quinze ans, la pêche professionnelle et le braconnage font des ravages sur le secteur de la Camargue et au-dessus, et le manque de poisson se fait de plus en plus ressentir. Contrairement à ce que beaucoup de médias racontent, le silure n’est, à mon sens, pas un poisson nuisible et ne mange pas tout ce qu’il croise (sinon il serait bien plus facile d’en attraper).
À l’heure actuelle, dans beaucoup trop de régions le silure a été classé comme espèce pouvant créer des déséquilibres. Mais heureusement, dans le Gard et en Occitanie, ce n’est pas encore le cas. C’est l’Homme qui fait le plus de mal à la nature, et non le silure.
Tout ça notamment au profit de la pêche professionnelle, qui ne pense qu’à faire des profits et ne pense pas à l’environnement et à la faune aquatique. Car le problème avec la pêche professionnelle, c’est que dans les filets ne sont pas pris que des silures, carpes, sandres… Toutes les espèces y passent et tout poissons pris dans un filet de pêcheurs professionnel ne repart pas à l’eau.
Si nous ne faisons rien, bientôt nous n’aurons plus de poissons dans nos rivières et nos fleuves. Et ça ne sera pas à cause du silure.
Il existe une association Silurus Glanis qui a la base protège le silure, mais c’est aussi la seule qui lutte contre la pêche professionnelle et engage des actions concrètes.
Amis pêcheurs, il faut bien vous dire une chose: la pêche professionnelle est un fléau pour nous, pêcheurs de loisir, et il ne faut pas attendre qu’il n’y ait plus de poissons dans nos rivières et fleuves pour se bouger. Alors réveillez-vous, vous pouvez agir.








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